dimanche 13 avril 2008

Jeanne, fille du roy



Journal de lecture
Roman historique
Titre : Jeanne, fille du roy
Auteure : Suzanne Martel
Illustration : Michelle Poirier
Collection : Du goéland
Les éditions : Fides
ISBN : 0-7755-0525-0

Résumé :
Élevée par un grand-père braconnier, puis par des religieuses, Jeanne Chatel quitte la France pour faire partie du premier contingent de jeunes filles à marier qui font la traversée vers le Nouveau Monde. En échange d'un droit de passage et d'une dot, les " filles du Roy " ont une seule mission : peupler la Nouvelle-France. À Ville-Marie, Jeanne épouse, sans même avoir remarqué la couleur de ses yeux, le seigneur Simon de Rouville. C'est dans une cabane en bois rond, en pleine forêt, que Jeanne découvre, en même temps que l'amour, les rigueurs de l'hiver et les défis des grands espaces canadiens de l’époque.

Ce que j’ai lu…
« Malheureusement, dès le mois d’avril, il lui faudra repartir pour Katarakoui, près du lac Ontario, afin d’aider son ami Cavelier de la Salle à construire un fort pour le gouverneur Frontenac. La réputation du Bâtisseur lui impose de lourdes responsabilités. » P.170

«Tu as le cœur à rire, / Moi je l’ai-t-à pleurer. / Il y a longtemps que je t’aime, /
Jamais je ne t’oublierai.» P.180


Ce que j’ai compris…
Un roman historique est un roman qui prend pour toile de fond un épisode (parfois majeur) de l'Histoire, il mêle généralement des événements, des personnages réels et fictifs. Le roman historique s'efforce d'apparaître vraisemblable en regard de la vérité historique et l'auteur s'appuie généralement sur une importante documentation. En ce qui concerne ce roman, il traite en partie de l’époque de la Nouvelle-France au 17e siècle.

La Nouvelle-France

La Nouvelle-France en 1645 se situe dans la vallée du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Ce territoire a entre autre été choisi en raison de ces nombreux cours d’eau et sa proximité avec les Amérindiens pour faciliter le commerce des fourrures

La Nouvelle-France est située au confluent de deux cours d’eau importants : le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint Charles. À cette époque, le fleuve et les rivières sont les seules voies de communication donc, les canots et les bateaux sont grandement utilisés. Pour ceux qui ont le «mal de mer », ce n’est pas très pratique! Il est toutefois possible d’utiliser les sentiers forestiers pour de plus courtes distances. Pour ces déplacements sur la terre ferme, il peut être plus facile d’utiliser une charrette.


La colonisation de la Nouvelle-France pu se faire grâce à Champlain et Frontenac qui firent venir des familles, des prêtres, des soldats, des colons, des artisans de la France. De cette façon, ils contribuèrent au développement de la population de la colonie française, mais également au développement francophone au Québec. À cette époque, on compte environ 300 français qui forment la population de la Nouvelle-France. Elle est répartit principalement à Québec, à Trois-Rivières et à Ville-Marie (Montréal).


La faune de la Nouvelle-France est très riche en animaux à fourrure. C’est pourquoi le commerce de ces fourrures est la principale activité économique de ce coin de pays. On recherche surtout celle du castor pour faire des chapeaux et de riches cols aux vêtements. Chaque printemps les Amérindiens franchissent à bord de leurs canots, les rivières, les rapides dangereux, les chutes et les lacs présents sur tout le territoire et viennent échanger leurs fourrures. Pour pouvoir faire le commerce de ces fourrures, il faut tout d’abord chasser les animaux. Cette pratique est donc chose courante. En raison des nombreux cours d’eau, la pêche est très exploitée et les sols sont des plus fertiles. L’agriculture se fait sans difficulté.


À l’intérieur de ce roman historique, j’ai retrouvé plusieurs éléments familiers tels que la chanson «À la claire fontaine» un chant traditionnel qui fut pour la première fois interprété devant un public par L. Loiseau en 1900. À la claire fontaine est une chanson traditionnelle française.

Très populaire au Québec depuis le XVIIIe siècle, cette chanson a connu plus de cinq cents versions différentes et elle fut chantée par plusieurs artistes dont Nana Mouskouri en 1973 et Édith Butler, une grande chanteuse acadienne l’interpréta en 1983 et en 2003.
Voici les paroles de cette chanson qui traversa plusieurs siècles :


À LA CLAIRE FONTAINE

Chant traditionnel
À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai

Sous les feuilles d'un chêne
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait


Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai

Chante rossignol chante
Toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire
Moi je l'ai à pleurer

Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai

J'ai perdu mon amie
Sans l'avoir mérité
Pour un bouton de roses
Que je lui refusai

Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai

Je voudrais que la rose
Fut encore au rosier
Et moi et ma maîtresse
Dans les mêmes amitiés

Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai

À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

Ce que j’ai aimé…
J’ai bien aimé faire la lecture de ce roman, car il était possible de situer l’histoire dans le temps par rapport aux éléments historiques qui s’y retrouvaient. C’est très intéressant de savoir que ce que l’on lit s’est déroulé en partie à un certain moment dans le passé. Pour ma part, je me laisse emporter plus facilement dans le déroulement de l’histoire. Je m’identifie plus facilement au personnage. Les enfants aussi sont généralement intéressés par les évènements qui se sont réellement produits. Nous n’avons qu’à penser aux différents cours de didactiques que nous avons complétés tout au long de nos années d’études en enseignement. Tous les enseignants nous demandaient d’utiliser des exemples auxquels les enfants pouvaient plus facilement se rattacher car c’était plus susceptible de les motiver.


Ce que j’ai le goût de faire…
Il serait, sans contredit, très bénéfique d’exploiter ce roman en salle de classe au 2e et au 3e cycle. Il pourrait être utilisé en univers social dû aux différents éléments historiques dont traite l’auteure.

  • Les hurons et les iroquois (relever les éléments cités qui sont propres à leur culture respective)

  • les filles du roy (faire une recherche sur les filles du roi afin de mieux comprendre le phénomène)
    «Le roy fournira la dot, le couvent fournira la pupille, et la colonie lointaine s’enrichira d’une nouvelle épouse.» p.12

  • la Nouvelle-France (le groupe peut se diviser en sous-groupe et chacune des équipes peuvent mener leur petite recherche sur la façon dont les gens vivaient en Nouvelle-France. Ils peuvent se servir de l’Internet, des livres de bibliothèque. Pour terminer, les élèves peuvent présenter leurs trouvailles sous forme d’exposés oraux ou de livre. )

    Par contre, la lecture de ce roman peut s’avérer être un peu ardue pour un élève du primaire, c’est pourquoi il devrait peut-être être lu par l’enseignante tout au long de l’année scolaire. Ce roman peut être également être utilisé au niveau du secondaire.

Ce que j’ai lu…
Les faits historiques de ce roman m’ont fait penser à une série de livres que j’avais lus auparavant et qui traitait de légendes québécoises généralement très connues.

Auteur(s): Martine Latulippe ;
Illustations : May Rousseau.
Éditeur: Montréal : Québec Amérique jeunesse, c2003.
Pagination: Entre 69 et 75 pages
Collection: Julie ; 1 à 5 -- Bilbo jeunesse


Dans « Julie et le serment de la Corriveau », on retrouve la légende de Marie-Josephte Corriveau qui, au 18e siècle, fut coupable de la disparition de trois de ses maris. Voici un site Internet où il est possible de connaître cette légende.

En ce qui concerne le roman « Julie et la dame blanche », alors que le personnage principal se promène tout près d’un cimetière, elle aperçoit une silhouette blanche qui se promène autour des tombes enneigées. Elle chante également un air parsemé de tristesse.

Dans « Julie et la danse diabolique », Monsieur Rouleau porte toujours ses gants et son chapeau, même en pleine canicule. Et il dégage une drôle d'odeur... Pour tout dire, monsieur Rouleau rappelle à Julie l'inconnu de la légende de Rose Latulipe, celui qui sentait le soufre, dansait avec la jolie Rose et refusait d'enlever son chapeau et ses gants... Celui qui n'était nul autre que le Diable!

Dans « Julie et le bonhomme sept heure », Julie est déprimée! C'est l'automne, elle est enrhumée, son oncle Stéphane est parti en tournée et ses parents ont la tête dans leurs dossiers. Pas moyen de s'amuser. Mais ça, c'était avant que sa mère ne fasse allusion au Bonhomme Sept Heures. Étrangement, l'abominable personnage a quelques ressemblances avec monsieur Fortin, le pharmacien. Il n'en faut pas plus pour que Julie retrouve ses énergies et se lance dans une véritable chasse à l'homme.

Finalement, dans « Julie et le visiteur de minuit », Julie fait une découverte terrible... Son voisin d'en face, monsieur Chabot, se métamorphose sur le coup de minuit. Ses poils poussent, ses yeux deviennent rouges et des griffes remplacent ses ongles. Julie n'a pas vraiment vu la transformation, mais elle en est certaine: monsieur Chabot est un loup-garou! Les parents de Julie ne se rendent compte de rien et reprochent à leur fille d'avoir trop d'imagination. Décidée à délivrer monsieur Chabot, Julie se met au travail toute seule.


Ce que j’ai aimé…
Malgré le fait que ces romans traitent souvent de légendes qui, quelquefois peuvent être un peu terrifiantes, l’auteure a su traiter de ses sujets d’une façon simple et un peu loufoque. Ce sont de très bons romans qui captent l’attention du début à la fin grâce aux nombreuses péripéties et au personnage attachant.


Ce que j’ai le goût de faire…
Planification d'une séquence d’enseignement ou d’activité
Discipline(s) ou domaine(s) de

Cycle :2e
Degré :1er
Domaine des langues

Matériel requis : Les cinq livres de la collection, les fiches annexées
Domaine général de formation : Orientation et entrepreneuriat
Compétence(s) transversale(s)s au moins une : Exploiter l’information, coopérer et communiquer de façon appropriée.


Compétence(s) :
· Lire des textes variés;
· apprécier des œuvres littéraires;
· communiquer oralement.


Composante(s) :
· Utiliser le contenu des textes à diverses fins;
· Partager ses propos durant une situation d’interaction;
· Recourir aux œuvres littéraires à diverses fins.


Savoirs essentiels :
· Les personnages, les thèmes, temps et lieux du récit,
· Termes liés au monde du livre et de la littérature
· Retenir l’essentiel de l’information (résumer en leur mot)
· Suivre les règles convenues pour un bon fonctionnement des échanges.

PHASE DE PRÉPARATION

Mise en situation
La veille de l’activité, l’enseignante demande aux élèves de discuter avec leurs parents de ce qu’est une légende québécoise et s’ils en connaissent.
Au commencement du cours :
L’enseignante dit aux élèves :
«J’étais seule à la maison hier soir et je me suis rappelée d’une histoire que ma grand-mère me racontait le soir lorsque j’étais petite et que je ne voulais pas dormir. Je peux vous avouer que j’ai eu un peu peur! Est-ce que certains d’entre vous connaissent la légende du bonhomme 7 heures? »


Si un élève la connait, lui demander de l’expliquer à ses camarades de classe. L’enseignante demande ensuite :
Qu’avez-vous appris lors de votre discussion avec vos parents?
Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer qu’est-ce qu’une légende?
Connaissez-vous d’autres légendes que celle du bonhomme 7 heures? Si oui, lesquelles?


L’enseignante explique aux élèves qu’ils seront en équipes et qu’ils auront à choisir l’un des romans de la «série Julie». Cette série exploite les légendes québécoises. Ils auront à ressortir les éléments importants du roman pour ensuite le présenter aux autres élèves de la classe. Pour faire cette activité, ils devront utiliser la fiche d’exploration mise à leur disposition.

PHASE DE PRÉPARATION
Mise en situation
Le soir venu, les élèves discutent avec leurs parents de la signification d’une légende et s’ils connaissent l’une d’entre-elles.

Les élèves participent à la discussion en réfléchissant et en partageant ce qu’ils connaissent sur ce sujet.

PHASE DE RÉALISATION
L’enseignante :
Divise la classe en équipes de 5 élèves.
Fait piger au sort un rôle à chacun des membres des équipes.


Explique ensuite chacun des 5 rôles selon le tableau suivant :
RÔLE DES MEMBRES DES ÉQUIPES
1. Le chercheur : Trouve les coordonnées concernant le roman choisit.
2. Le maître de la légende : Trouve la légende qui est exploitée dans le roman choisit et l’explique.
3. Le maître des personnages : Nomme chacun des personnages et explique leur rôle à travers l’histoire.
4. Le maître de l’illustration : Analyse l’histoire à partir des éléments de la page couverture.
5. Le maître de l’histoire : Explique en gros le contenu de l’histoire. Que ce passe-t-il dans ce roman?


Distribue un roman à chaque équipe.
Distribue une fiche à chaque élève selon leur rôle. (voir les 5 annexes)
Demande si la tâche qu’ils auront à accomplir est bien comprise.
Se promène dans la classe pour s’assurer du bon fonctionnement des équipes.
Laisse le temps requis pour que les élèves réalisent l’activité.

PHASE DE RÉALISATION
Les élèves :
Se placent en équipe.
Pigent leur rôle.
Sont attentifs aux explications de leur rôle.

Observent leur roman.
Survolent leur fiche respective.
Questionnent l’enseignante si leur tâche ne semble pas bien comprise.
Font le travail demandé.


PHASE D’INTÉGRATION
rétroaction et transfert
L’enseignante :
Demande à chaque équipe (une à la fois) de se présenter à l’avant pour parler de leur roman. Chacun des membres de l’équipe doit communiquer ce qu’il a trouvé en lien avec son rôle qui lui a alloué.


Après la présentation de chaque équipe :
L’enseignante questionne les élèves :
Avez-vous appris certaines choses lors de cette leçon? Si oui, lesquelles?
Le rôle que vous aviez dans l’équipe était-il difficile?
Avez-vous eu de la difficulté à accomplir votre tâche?
Qu’avez-vous trouvé difficile?
Avez-vous aimé faire cette activité?
Aimeriez-vous en refaire une semblable?


Réinvestissement : L’enseignante propose aux élèves de participer à un cercle de lecture au prochain cours. Chaque équipe devra trouver un conte et choisir un rôle parmi les suivants : animateur, maître des passages, maître des liens, illustrateur, chercheur.


PHASE D’INTÉGRATION
rétroaction et transfert
Les élèves :
Selon leur rôle, ils auront à se présenter à l’avant avec leur équipe et auront à expliquer le fruit de leur recherche.

Après la présentation de chaque équipe :
Les élèves participent à la discussion en donnant leur avis ou leurs sentiments en lien avec la leçon vécue en classe.

1 commentaire:

corianna_laderoute a dit…

vraiment bien fait, mais essay de amener plus de spunk a ton résumé, je voulais mourirre mi-chemin